SOMMAIRE DE LA CAUDRIOLE N°28

 

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Illustration BD page2 BD page 2

Patrick MERIC

JEUNES

 

J'aime page 3

Collège Renaud-Barrault

Quand je serai plus grande page 4

Justine DRON

L'acrobate page 4

Loïc CHATELAIN

Les tortues  page 5

Thomas WANESSE

Un oiseau bleu  page 5

Océane BERTHIER

Le couple   page 6

Fanny CANONNE

Le secret  page 6

Fanny CANONNE

HUMOUR ET PATOIS

 

L'tiot censier page 7

Marcel LESAGE

Inne histoire d'ouais  page 8

Jean-Pierre LEFEBVRE

Ch'eul dinte et pis ch'tor  page 8

HECTOR MELON DAUBIER*

La course cycliste page 9-10-11

Hertia May

POESIE ADULTE

 

Une sainte maman page 12

Jean Charles de Beaumont

Les lévriers  page 13

ROSINE

Merveilles  page 13

SAINT HESBAYE

 C'est la vie  page 14

Stéphanie BONNEVILLE

Passion d'écrire page 15

Clarisse

La pêche page 1­6

Jean-François TROTTEIN

Amours perdues page 17

Caroline LALISSE

Le temps passe vite page 18

Maryse MARECAILLE

Larbre page 18

Marie-José VANESSE

La cigale et le prince page 19

Yann VILLIERS

Un sourire de toi  page 19

Anthony CANONNE

Les petits loirs page 20

Jeanne FOURMAUX

Atome  page 20

Brigitte CAPLIEZ

La rose stabilisée  page 21

Jean-François SAUTIERE

Le joyau du ciel page 21

Geneviève BAILLY

Je danserai page 22

Thérèse LEROY

La gentille petite fille page 22

Marie-Antoinette LABBE

Printemps   page 23

Véronique ROBERT

Aucun troubadour page 23

Christelle LESOURD

Caudry page 24

André NOIRET

NOUVELLES

Le chien acrobate  page 25

Florian COGET

La dinde de Noël page 26

Alfred LENGLET

 

Jardin secret page 27

Pascal

Le farfelu du septième   page 28-29

Denise DUONG

Etrange banalité du quotidien  page 30-31

Camille BOURLET

 

 

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Editions littéraires

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Titre1

J’AIME

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


haut

 

 

 

 

 

 

Jaime ma grand-mère

Sa gentillesse

Sa tendresse

Sa maison

Son chien

Son sourire

Son mari.

Jaime ses gâteaux.

Que je laime !

 

Laetitia

 

 

 

Je taime grand

Comme mes yeux

Des yeux damoureux

Qui ne peuvent pas te dire

« je taime »

Tellement cest grand

Tellement cest fort.

Je taime plus que tout

Je pense à toi

Nous ferons notre vie ensemble

Je taime.

 

Collège Renaud Barrault d'AvesnellesJérôme

 

 

 

 

 

 

Titre2

 

Quand je serai plus grande

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Quand je serai plus grande jaurai une grande maison

Même un château, jaurai un mari qui sera

très riche, jaurai 60 enfants même plus,

Je nourrirai et jhébergerai tous les gens sans abri,

Jaiderai tous les élèves à faire leurs devoirs

et même que je donnerai

 plus de 1 000 000 000.

 

Voilà, je suis si généreuse.

 

Justine Dron12 ans ½

 

 

 

 

 

 

Titre3

 

L'acrobate

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il était une fois un acrobate qui se promenait

Sur la plage et à ses pieds il vit un bonbon

Coloré en rouge, cest à la fraise et il le

Ramasse en disant :

« Jespère quil est bon »

Et il le mit dans sa bouche et il dit :

« Cest très très bon ».

Et il se dit :

« Il faudra que jen achète ».

Mais il se posa une question :

« Où ça se trouve ? »

Alors il fait le tour de tous les magasins.

Il chercha pendant des heures et enfin il trouva

Un magasin qui vendait ce bonbon-là, et il alla

Tout le temps les acheter dans ce magasin.

 

Loïc Chatelain

 (Ecrit à l'âge de 10 ans)

 

 

 

 

 

Titre4

 

Les tortues amoureuses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il était une fois deux tortues amoureuses lune de lautre.

Cétait un soir de Noël, elles ne se connaissaient même pas,

elles étaient toutes les deux au marché de Noël,

elles se regardèrent dans les yeux et lhomme dit :

 « on se voit Mardi ».

 

Comme prévu elles se virent le mardi, elles firent lamour

 dans le lit du mâle tortue.

Ensuite les amoureux allèrent au cinéma et elles firent encore lamour.

Elles eurent beaucoup denfants, puis elles se sont mariées.

 

Thomas Wanesse

 

 

 

 

 

 

Titre5

 

Un oiseau bleu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il était une fois un bel oiseau bleu

Qui chantait à tue-tête

Dans une petite forêt.

Son chant était si beau

 

Quun jour quelquun lemprisonna dans une bouteille

Pour quil arrête de chanter.

 

Il y avait aussi une belle petite fée enfermée

dans une bouteille

Ils tombèrent tous les deux amoureux lun de lautre.

Loiseau réussit à séchapper grâce à lamour quil avait pour la fée.

 

Malheureusement lhomme arriva.

Mais loiseau réussit à le vaincre dune de ses plumes coupantes.

 

Il délivra la petite fée, ils se marièrent, ils eurent 10 enfants

Et ils vécurent tous heureux pour la fin des temps.

 

Océane Berthier

 

 

 

 

 

Titre6

5

Le couple

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut

 

 

 

 

Le couple damoureux va visiter le musée, ils sont rentrés par la porte et ils ont vu un ver de terre sur la porte. Le ver de terre était sur la porte du musée, il est peut-être rentré par la porte de lentrée car les gens entrent, ils ouvrent la porte et le ver de terre en profite pour entrer aussi. Les amoureux sont venus visiter ce musée car la dame et le monsieur amoureux travaillent dans le musée. Leur première rencontre sest faite dans le musée, alors ils reviennent à lendroit ils se sont rencontrés donc ils repartent au musée de la dentelle.

Quand ils sortent du musée le directeur du musée arrive pour fermer la porte. Le ver de terre resta enfermé dans le musée ! Et le lendemain matin, le couple damoureux retourne dans le musée et il voit que le ver de terre a disparu dans le musée de la dentelle, ils rentrent ensemble et il voit des vers de terre sur la dentelle, qui ont sali la dentelle.

 

                                                                           Fanny Canonne

 

 

 

 

Titre7

 

Le secret

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut

 

 

 

 

Il était une fois trois amis qui sappelaient « Eve, Grégoire et Julie ». Ils ne se trahissaient jamais.

Un jour Julie répéta le secret de Grégoire. Tout à coup Grégoire sut que Julie avait répété son secret ! Alors Grégoire nest plus lami de Julie.

Soudain Julie dit à Grégoire que si elle a dit son secret cest que ……. ! Grégoire lui dit « Que quoi ? »

 Ben je lai juste dit à Eve puisquelle ne le savait pas donc je lui ai dit et cest tout.

Donc Grégoire pardonna à Julie, alors ils sont redevenus les trois meilleurs amis du monde.

 

Fanny Canonne

 

 

 

 

 

Titre8

 

 

Ltiot censier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut

 

 

 

 

Avec mon sourire niais, dans mon visage de brique,

Celui qui mvoit passer dit dun air ironique :

« Chti-là : cest un censier ! »

et ! Censier, je msuis mis, et censier jen suis fier !

Comme lont été avant mi mon père et mon grand-père.

Et si jai un bon blair et la mine réjouie,

Cest qurespirer lbon air, ça donne de lappétit.

Et jai tant lhabitude dêtre tout seul dans les champs,

Assis sur le tracteur ou derrière les carcans,

Avec lesprit tranquille, lpensée qui vagabonde,

Que jmsens tout péteux quand je mtrouve devant lmonde.

 

Censier, il y a pas si longtemps, censier, t'étos quelquun,

Tavos des ouvriers, et tacatos du bien.

pouvos tranquillement voir tes enfants grandir,

Leur apprendre à œuvrer et puis les établir.

Il tarrivot parfois de faire au cabaret

Ltournée dgouttes au matin, au soir, ton cent dpiquet.

A chtheure, tout seul, dans lcense et malgré ton courage,

Tout ljournée te tdépenses sans voir le bout dlouvrage,

Et ton garçon qui voit se promener ses copains

Y regarde à deux fois pour mettre ses pieds dans lbrin !

 

Censier, après les marissaux, les gorriers, les charrons,

On est des tiots censiers, ldernière génération.

Ch'est plus des hommes quil faut, à chtheure, y a les machines,

Et les censes, plus tard, elles front comme à lusine :

Du travail à la chaîne, comme pour ls'automobiles :

Les vaches iront par cent et les pourceaux par mille !

Mais nous, les plus anciens, nous faut gagner la rtraite

En pensant qunos enfants, ils iront à lmalette ;

A moins quplus malins qunous, ils arrivent à sunir,

Pour épargner leurs femmes, prétendre à des loisirs.

Avoir des grandes machines, sur des grandes étendues,

Et garder la fierté de nsêtre point rendus !

 

 

Limpôt de la sécheresse était très mal perçu par les imposables

étrangers à lagriculture.Jai essayé dexpliquer notre situation.

 

Marcel Lesage

 

 

 

 

 

Titre9

 

Inne histoire d'ouais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut

 

 

 

Dins ces momints-ci y'a d'quo s'faire du méchint sing.

Aussi, j'ai pinsé qu'ça s'reut d'rire un tiot peu pou s'armonter l'moral. J'vas ci vos raconter l'daronne.

Zélie al est vielle, fort malate et fort arcrinne.

 L'médecin, applé y'a laissé intinne qu'al alleut bétôt morir.

S'n'homme, Arnesse, d'mo courtes guinmes, y'est assis à côté d'sin lit et y tié s'mon pou l'réconforter.

Zélie al ouvert ses yiux et al dit à Arnesse :

« Acoute Arnesse, j'veux partir l'consci-ince trinquille. Va dins l'guernier. In heut de l'vielle amelle te trouv'ras deux boîtes. Déquinds-les ».

 Arnesse y va.

L'prinmière c'éteut inne boîte du qu'in met d'z'ouais.

« ouvert l'boîte », qu'al dit Zélie.

D'dins y'aveut treus ouais.

« Te veus, qu'al dit Zélie, j'ai mis un ouai d'dins à chaque feus que j't'ai trompé ».

L'deuxinme boîte al éteut bocop pus grinne. D'dins y'aveut des liasses et des liasses d'billets d'binque.

« D'quo qui n'd'est, d'minne Arnesse tout surpris ? ».

« Cà, qu'al répond Zélie d'inne tiote vos, c'est l'argint qu'j'ai mis d'côté in r'vindint l'z'ouais que j'metteus dins l'eute boîte ».

Moralité :

 Justemint y n'y a vraimint pos d'moralité dins c'conte-là.

 

Jean Pierre LEFEBVRE

 

 

 

 

 

Titre10

 

Ch’eul DINTE et pis ch’TOR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut

 

 

 

 

Inn dinte, all d’vissot aveuc in tor…

«J’aros bin ker pouvir alleu m’jouker là-va tout in héaut d’euch t’ape chi. ! »  qu’all soupirot ch’eul dinte ….

« Mé j’né pon asseu d’forche ! ».

«Et bin pouquo qu’teu n’me lécherot pon l’cul», qu’y li répand ech tor,

«Min brin y lé rimpli d’vitamin-ne !»

Du cop el dinte all li lèqua sin cul pis all sé rindu campte qu’ach’teur all avot asseu d’forche pou li attinte eul premian brinque.

El jor qu’y la suit, apreu avir arléqueu eul cul du tor, all avot pu s’joukeu su l’deusiame brinque.

Adon apreu kinze jors ed lèche, all pouvot s’joukeu in héaut d’l’ape.

Mé queuqu’ jor pus tard, in cinsier l’vot là acoufter.

Y prind sin fusille, y tire et l’dinte all a  déquindu pus vite qu’all n’étot monteu…

Morale d’euch t’histoère  chi…

Léqueu dé culs cha vos permet p’t-ête bin d’grimpeu…

Me cha n’dure qu’in timps !

HMA

 

 

 

 

 

 

 

Titre11

 

La course cycliste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut

 

 

 

« Un, deux,un, deux, trois, ».

« La sono fonctionne ! ». Il sagit dun bref échange entre Marcel H., le président qui va commenter tout à lheure la course et Philippe J., le marchand de postes de radio et télés.

 

« Cest miu quldaronne fos ! Il avot branché le micro sur le 220 ! » na pas pu sempêcher de dire un curieux.

 

Le kiosque est installé sur un camion débâché, empiétant sur la cour du voisin. Dans un peu moins dune heure,  se tiendront à la table, devant les listes de coureurs et les formulaires divers : les commissaires MMs Henri-Gérard M. , René D., Druon L., André D., etc

 

Dans le café, une activité inhabituelle rend lambiance festive. Cest la course de la fête de la gare : une des plus grosses journées du village. Les bénévoles évoluent dans tous les sens. Qui installe les chaises, dautres les barrières, Marcel L. et Gérard L. reviennent avec les bouquets : trois jeunes filles ont déjà été choisies pour les remettre aux champions ! « Maxime nous a fait un prix ! ». Le patron du café rétorque : « Tiens, tas quà les poser dans la salle dà-côté ! »

 

Maintenant, la sono distille de la musique de variétés. Parfois, le DJ se risque à passer un rock ou un morceau de pop mais il se fait vite remettre à sa place et remet du musette ! « On comprint rin àtninglais ! »

 

Quelques champions mangent leur blanc de poulet dans le café. Cest vrai quils vont perdre des calories !

Des passionnés de sport vont demander leurs impressions aux frères Vasseur ou à

Jean-Marie Leblanc. Quelques cyclistes descendent la rue, les jambes huilées comme des frites ! Ils regagnent la ligne de départ, le dossard épinglé dans le dos.

 

La course nempêche pas les clients de déguster leur bière (de la Seltz Brau, bien sûr), certains préparent leur tiercé du lendemain.

 

Le « grand Marcel » enquête : « Hé, les gars ! Jespère que vous avez joué la fille dUNE DE MAI ? » Quelques turfistes inquiets linterrogent : « Mais comment cest son nom ? »

Et le « grand Marcel » réplique, jubilatoire : « UNE DE MAI II » ! Devant le triomphe de son ami, Lucien M. manque de renverser son demi.

 

Même larrière-salle est sollicitée : plusieurs coureurs locaux sy font masser par D.L., le patron. Lodeur de camphre envahit la pièce, les muscles réchauffés sont assouplis. Les sportifs du club local évaluent leurs chances. Le journaliste présent couche sur son papier quelques informations glanées auprès des dirigeants. Il interroge Raymond D. sur létat de fraîcheur de son fils : « Et Jean-Marie, tu le sens comment ? ». « Il sera à larrivée, cest sûr ! »

 


Marcel L. sinstruit : « Cest bien du DOLPIC que tu utilises ? »

« Toujours, cest la meilleure huile de massage ! » répond de façon véhémente D.L.

Marcel reprend : « Je vais vous en raconter einne bien bonne ! »

« Attends, je bois un coup.» Gérard L., Lulu et André D. le regardent, à laffût dune bonne blague.

 

« Vous connaissez ma fille Marie-Claude ? Il lui arrive de faire quelques tours dans le village ou dans les environs à vélo ».

« Vas-y, on técoute ! ».

9

« Elle sétait dit : « Pour aller plus vite, je vais me masser les jambes avec du dolpic ! Le pharmacien na même pas demandé pourquoi ! ». « Ben, pourquoi ? ».

« Elle a eu les jambes rouges, mais rouges jusquen haut des fesses ! Elle ne pouvait plus mettre de marronne pendant au moins une semaine ! Elle a se balader en pantalon de survêt ! Surtout quil a fallu rakater de la pommade à la pharmacie ! Ça fait marcher le commerce ! ».

Gérard L. rétorque : « Moi, cest avec mes pigeons que je me suis fait avoir !... Oh, cest pas en pro que je moccupe des concours mais javais demandé à Michel C. ses secrets. Il mavait dit quil massait les pattes de ses coulons ! »

« Et tu las cru ? ». « Et la tête du pharmacien ? ».

 

Quelques minutes plus tard, les gens se précipitent vers le café H. le départ sera bientôt donné. Une foule bigarrée de coureurs se met en place, avec en tête ceux du VCB, fiers de leur maillot jaune et bleu  .

Un cri jaillit : « Ils sont partis ! »

 

Pendant quelques heures, ils vont arpenter les belles rues du village. A chaque passage sur la ligne, un chiffre marqué sur une plaque de bois indique le nombre de tours à faire ; les numéros des attardés ceux par un groupe de jeunes, 40 francs au premier coureur bertrésien !... »

Le trésorier note avec application les sommes annoncées et place les billets dans derelevés et enregistrés à laide dun magnétophone. Les clients et curieux sortent et rentrent au rythme des circuits, gardant à la main leur chope de mousse. Régulièrement, le micro annonce une prime offerte par un groupe de voisins ou un commerçant local. « Une prime de 50 francs offerte par le café F. au premier du prochain tour ; 30 francs au plus malchans enveloppes. Le secrétaire tient la feuille des abandons. La voiture-balai sarrête à chaque fois avec les dossards des abandons. Le micro, ou plus exactement la voix de Marcel H. précise : « On nous signale larrêt de Truc de Fourmies, de Machin de Cambrai, etc »

 

Encore quelques kilomètres avant lempoignade finale !

La voiture-balai décharge maintenant les cannettes vides : il a fallu abreuver les bénévoles qui, dispersés sur tout le parcours, ont réglé la circulation, en accord avec la gendarmerie.

Ce fut loccasion pour le speaker de remercier les personnes dévouées, ayant permis lorganisation dune telle épreuve !

 

« Tiens, au fait, Henri L. a téléphoné pour la course du boulevard. Il a demandé le nombre de volontaires pour assurer le service dordre à Caudry. »

« Jai vu Aimé, il y a trois jours. Je lui ai dit quil y en avait déjà une bonne vingtaine dinscrits ! »

 

« Tiens, Marcel et Lucien, ça vous dit, dimanche, pour la course du boulevard Jean-Jaurès ? Cest Dédé et André D. qui acheminent les gens en camionnette. »

Quelques jeunes approchent : « Tu peux nous inscrire ? »

Une course se termine et déjà, il faut penser au dimanche prochain !

 

La cloche retentit ! Le micro vocifère : « Cest le dernier tour ! Vous partez pour larrivée ! Vous partez pour larrivée ! ».

Une échappée a pris corps avec tous les favoris. Ils vont certainement se départager au sprint et chacun sait quen cas dune telle arrivée, les chances sont très fortes du côté de Robert M.

 

La foule se masse près de la banderole, les barrières de sécurité repoussent les personnes qui se bousculent pour avoir la meilleure place.