SOMMAIRE DE LA CAUDRIOLE N°29
Septembre–Octobre–Novembre-Décembre
2009
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Illustration BD page 2 |
Patrick MERIC |
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JEUNES |
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Lycée Jacquard
de Caudry |
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Mon amour-Histoire de survie page 4 |
Lycée Jacquard
de Caudry |
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Complainte-Funeste destin page 5 |
Lycée Jacquard
de Caudry |
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Rêve page 6 |
Fanny |
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Steffy |
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Du mascara à la
basse page 7 |
Aline.D - Benjamin.Q - Samuel.R |
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HUMOUR ET PATOIS |
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On en perd son latin page 8 |
Anonyme |
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Les mieux d’tierre page 9 |
R.
B. |
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A lundi page 10 |
Hector MELON D’AUBIER |
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La gazette
d’Emma page 11 |
Emma |
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POESIE ADULTE |
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La vie
page 12 |
Marie Antoinette LABBE |
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Moi page 13 |
Luciolle |
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La première fois
page 13-14 |
Stéphane PRINCE |
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Onze
Novembre page 15 |
Geneviève BAILLY |
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N’oublions pas page 15 |
Jacques MACHU |
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Aux combattants des guerres page 15 |
SAINT HESBAYE |
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L’espoir que
l’on cache page 16 |
Stéphanie BONNEVILLE |
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Songe sur la
butte page 17 |
Patrick MARCADET |
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Une odeur de menthe page 17 |
Jean Luc EVENS |
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Tendresse page 18 |
Albert JOCAILLE |
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Plus que des
miettes page 19 |
Christelle LESOURD |
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Mon fils page 19 |
Maryse MARECAILLE |
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Te souviens-tu
brunette ? page 20 |
Roger DEVILLERS |
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Un épouvantail page 21 |
Jeanne FOURMAUX |
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Recherche de la
vérité page 22 |
HERTIA MAY |
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Toi qui ne sais page 22 |
Thérèse LEROY |
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Le clown de
Caudry page
23-24 |
Jean Charles de BEAUMONT |
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Collecte page 24 |
Jean-François SAUTIERE |
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NOUVELLE |
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Atlas page 25 |
PASCAL |
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Les roses rouges page 26-27 |
Auteur Inconnu |
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à l’avenir : à mon père page 28 |
Marie-Jo WANESSE |
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pour un amour
éternel page 29 |
Adeline BLAS |
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Mots croisés page 32 |
Daniel SERVEAU |
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Avis
de concours page 30-31 |
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Lycée Jacquard de Caudry
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Le
temps passe, tu n’es plus avec moi, Dans
mes larmes, je me noie, Ton
visage me hante, j’ai peine à penser, A
l’idée que nous soyons séparés. Apporte-moi
ta force, Pour
que ce départ précoce M’aide
à surmonter la douleur Qui
me fait verser ces pleurs ! J’aimerais
avoir la force naturelle, De me
rappeler tous ces souvenirs. Je
les cherche, mais ils me font souffrir Dans
mon sommeil, ma voix t’appelle. Je
voudrais tant revoir dans ton regard L’amour
que tu avais pour moi. A tes
côtés je me noie Dans
un bain de larmes. Mais
maintenant, tu n’es plus là, Ma
vie n’est plus la même sans toi, C’est
si dur de ne plus être dans tes bras… Je
t’en supplie, reviens-moi ! Prescillia Silliau |
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Lycée Jacquard de Caudry
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Roméo Roméo ton nom résonne encore, Dans mon cœur et pire encore. Mon cœur fut brisé, Quand je vis ton âme s’en aller. Le désespoir m’a envahie, Quand j’ai vu que ta vie était finie. Loin de toi, le destin m’a emmenée, Mais la flamme de mon cœur pour toi brillera à tout jamais. Désormais je n’ai qu’une envie, Apprendre à refaire ma vie. En oubliant à tout jamais notre histoire Qui restera gravée dans ma mémoire. Richard Anne-Charlotte |
Lycée Jacquard de Caudry
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Mon Amour Cher Roméo, pourquoi m’as-tu quittée ? Depuis ce jour-là mon cœur s’est brisé, Tous les jours j’attends ton retour Allongée dans mes draps de velours. Je pense toujours à toi Ma vie n’est plus rien sans toi, Personne ne peut te remplacer Car au fond de moi toujours je t’aimerai. Sans cesse ton souvenir me hante Et notre vie à deux me manque, Pour toi je vivrai de notre amour éternel Mais sans toi plus rien ne sera pareil. Estelle Poulet |
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Lycée Jacquard de Caudry
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HISTOIRE de SURVIE C’était en mer,
à bord du bateau, Un peu sur les
nerfs, Mais pas encore
en lambeaux. Proche de
l’hiver, Donc forcément
moins chaud, On prenait de
bonnes bouffées d’air, C’était si
beau. Peu de temps
après, sur notre navire, Le drame est arrivé,
Avec le bateau
qui chavire. Les passagers
criaient, pleuraient Mais on
entendait toujours leurs prières, Même le
capitaine peiné Croyait que
c’était un vrai calvaire. Notre
embarcation Etait gravement
amochée, Mais si nous
avions su, Nous n’aurions
pas amarré. Toutes nos
notions de survie S’en étaient
allées. Le moral, le
bateau, tout était foutu ! L’envie de
vivre était perdue ! Mais une lueur
d’espoir est apparue… Hégo Steven |
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Lycée Jacquard de Caudry
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Complainte Oh mon
dieu, quel monde cruel Pourquoi
m’as-tu repris ma Juliette ? Moi qui ne
pensais qu’à elle Tu as
réduit tous nos sentiments en miettes. Que
vais-je devenir maintenant ? Je ne
pourrai plus jamais trouver bonheur Je ne
pourrai jamais plus vivre dans le présent Après
avoir vécu autant de malheurs. Après
toute cette vie passée à te choyer Je ne peux
plus te prendre dans mes bras Et encore
moins te combler Mais je
continue toujours à penser à toi. Mais
maintenant je ne peux plus survivre, Dans ce
monde qui n’est plus le mien, De
tristesse je suis ivre Je ne peux
donc que me donner la fin. C’est pour
cela que je vais te rejoindre dans l’au-delà En me
touchant avec ce coutelas Mais cela
m’en coûtera Car je ne
pourrai aller auprès de toi. Kehl Jean-Baptiste |
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Lycée Jacquard de Caudry
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Funeste
destin Oh mon
amour ! Ton âme s’en est allée Et si loin
de toi, mon cœur s’est brisé. J’ai vu
ton âme quitter ton corps peu à peu, Ma vie sombrer
en quelques secondes. Et mon
cœur cessa de battre peu à peu, Car la
flamme de ton cœur disparut de ce monde. Depuis que
ta vie tomba, Le
souvenir de ta mort me hanta. Et
pourtant je dois reconstruire Ma vie qui
n’aura aucun avenir. Alors je
survis et j’avance, En
espérant que mon cœur ait moins de souffrance. Mais même
si je vis une nouvelle vie Je n’ai
qu’une envie, C’est de
te rejoindre au paradis Pour que
nous vivions notre amour jusqu’à l’infini. Ramette Jessika |
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RÊVE |
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Je vis dans un monde de rêve Ça me permet
d'oublier ma peine, Je vis dans un
monde enchanté Sans guerre, sans
pauvreté Dans un monde où
les gens Se tendent la main, Où je n'ai plus
honte d'être un humain Que les gens n'ont
plus de déprime Une terre avec une
seule couleur, Avec une seule
humeur, Un seul cœur qui
bat Pour tous ceux ici
et là Une planète avec
une conscience Qui respecte les
présences ! Une planète avec
une âme Un univers sans
arme Mais tout cela
n'est qu'un rêve… Fanny – 12 ans |
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Offrir une fleur est tout un bonheur Qui s'incruste dans mon cœur Sur cette belle table vêtue de belles
fleurs Qui illumine toutes ces belles fleurs Une fleur qui court dans l'humeur Et toujours souriante avec son regard, Etincelante… J'ai un corps très flatté, où je ressens
cette Main me toucher et caresser Et j'ai toujours ressenti cette tendresse
Steffy – 12 ans |
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DU MASCARA À LA BASSE |
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Cyrielle, une fille petite en
taille mais avec une forte personnalité. Ce rayon de
soleil caudrésien baigne dans la musique
depuis sa plus tendre enfance. Quinze ans est peut-être un jeune âge mais elle en
connait un rayon sur la musique. Elle commence la basse en Avril
2008 dans l’optique d’intégrer le groupe que
son frangin Nathan, qui est guitariste, a créé avec des amis d’enfance. Un jour de Pâques, ils décident de rendre
officiel leur groupe, CASHBACK et ils créèrent leur page
Myspace, cela signifie le début d’une grande aventure
remplie d’émotions. Cashback
dont la traduction littérale est « Rendre la monnaie » pourrait signifier
dans ce milieu qu’est la musique « donnant-donnant », pour qualifier
leur relation avec le public. En mai 2008, Cyrielle est donc
embarquée dans une folle aventure, où elle jouera un rôle indispensable. « Etre une fille dans un groupe n’est pas toujours simple » nous dit-elle, malgré tout, Cashback reste une belle équipe où tous les membres s’entendent à merveille. Mais ce
groupe de jeunes artistes ne serait rien non plus sans Paulo le batteur,
Jordan le guitariste solo, mais surtout Nathan, son frère, le chanteur à la voix rauque et
pour qui elle voue tant d’admiration. Cette jeune artiste apporte en
quelque sorte une touche de douceur, mais surtout de féminité dans un domaine
qui reste avant tout masculin. Elle fait aussi office de chœur quand la tonalité de la chanson le
lui permet. Le groupe commence à composer des
chansons telles que Sombres Espoirs et la Traversée qui sont
principalement basées sur la mélancolie et la
fraternité. « Le but premier étant d’émouvoir ceux qui nous écoutent, nous voulons transmettre
quelque chose, que les gens soient en quelque sorte marqués ou touchés par nos chansons » nous avoue-t-elle. Ils ont été aussi beaucoup
influencés par des grands artistes pop
rock tels que Muse, Saez, Red
Hot Chili Peppers, Noir Desir,
Nirvana, The Police… Elle, ainsi que le reste du
groupe n’ont qu’une envie : faire partager
leur passion, leur amour pour la musique… Le 27 décembre 2008, ils
ont donné leur premier concert, non pas à Caudry mais à Busigny, petite ville non loin de là. Lors de cette
représentation, les Storms, un autre groupe de
jeunes du Cambrésis, les ont accompagnés. « Je ne me souviens pas avoir été stressée, j’avais juste un peu peur que les gens ne nous apprécient pas. Et puis le concert a commencé, l’ambiance était au rendez-vous, le public a
aimé notre prestation… C’était un moment unique » nous confie-t-elle. Il ne nous reste plus qu’à souhaiter beaucoup
de bonheur à un groupe de jeunes amis qui s’entendent à merveille,
produisent de la très bonne musique, et sont très prometteurs. Que leur ascension
vers la gloire ne devienne plus un rêve mais bel et bien une réalité ! DEUDON Aline QUENNESSON Benjamin ROSA Samuel |
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ON EN PERD SON LATIN … |
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(Le
petit texte, que je vous laisse savourer, ou pour donner en dictée, a été trouvé dans un vieil
almanach) Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage,
est né un fils aux yeux pers. Monsieur est
le père, Madame est la mère. Les deux
font la paire. Le père,
quoique père, est resté Lamère, mais la mère,
avant d'être Lamère était Lepère. Le père est
donc le père sans être Lepère, puisqu'il est Lamère
et la mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des
deux n'est maire. N'étant ni
le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d'impair en signant Lamère. Le fils aux
yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le
maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère. La mère du
maire meurt et Lamère, père du maire, la perd. Aux
obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient
du bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère,
son petit-fils. Les amis du
maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne
trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la
mer, et chacun s'y perd !" Auteur Inconnu |
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LES MIEUX D’TIERRE |
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Ché mieux d’terre y sont toudis in tourmint Vit’ y feut aller saquer les méchintes
herbes… qui n’arrêtent jommais d’pousser Vit’ y feut aller coper les verts des truches… pou impêcher le
mildiou Vit’ y feut r’fair’ l’p’louss’… avint l’pleuv’ Vit’ y feut couvère les salad’s… avint l’ gélée Vit’ y feut arrouser… pacequ’in a peur d’ l’sécress Vit’ y feut coper les fleurs finnées Vit’ y feut, à l’autamn’… ramasser des
mocheus d’ feulles
mortes Bref ché « mieux d’terre » y n’sont jommais contints Y sont toudis in mouvemint In n’inlevrat pos de l’idée… qu’ c’est
d’l’esquintage d’gins In
m’répond « comm’ça au moins in sait… çou qu’in minge » Ouais…
MAIS in oblie d’dire qu’in accate Des gronnes du commerc’… monssanto D’ l’ingrais
chimique… qui brûl’ les mons Du poison pou les limass’… qu’in met just’ à côté
des pieds d’ fraisses. Et pis cor du roundup…
inne vraie saloperie Infin y’a
« les pluies acides »… comm’
y diseut à l’telé… mais y
paraîtreu Qu’cé comme el
nuage d’Tchernobyl… al font l’tour de nos gardins ! Deuxièmme minterie du mieux d’terr’…
« au gardin in est… au calme » Ouais…
MAIS… pou dir’ l’vérité vraie Pas d’vant i d’a
in qui tond s’ p’louss Pardrère cé un motoculteur A dreut’ i a inne tronçonneusse A geuch’ i d’a incor’ in eute qui r’ceup’ ses lauriers Que boucan ! Treuxième minterie « au gardin in
est à l’bon air » Ouais…
MAIS… ya toudis inne route pos lon… vir just’ à côté… Et in respire toutes les fimmées Des camions… des tracteurs des censiers Et pis cor des votures
qui n’arrêtent jommais de passer J’deus quind mimme avouer… qu’ j’m’ régal’… quind j’minge d’ l’tart’ al
rhubarbe ! Le
02/05/2009 R.
B. |
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LA
GAZETTE D’EMMA |
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LA VIE |
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Et quand même tant de douceur Qu'on y oublie les ruines Elle sème le doute et l'ombre Dans toutes les prairies Et pourtant un si grand
nombre D'adorables folies De poussière et de stries Sans ralentir jamais D'embûche et de marais Elle est…la VIE Qui jette l'eau sur le feu La poussière aux yeux Le murmure dans le cœur Et la paix dans le bonheur M-A
LABBE |
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LA PREMIÈRE FOIS |
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Poème
présentés par Yvon OLIVIER Garde
d’Honneur de N.D. de Lorette en commémoration du 11 novembre 2008 ONZE NOVEMBRE |
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c’est le cœur des
vivants" (Edouard
Herriot) Voici quatre vingt dix ans
c’était la Première, D’une Guerre Mondiale ; Horreur pour nos
poilus. Chacun disait alors : "Ce sera la dernière" … Quatre ans de lourds combats ; combien sont
revenus? Vingt et un ans plus tard s’annonçait la Seconde, Plus meurtrière encore où régnaient les nazis. Les scènes de terreur faisaient frémir le monde, Et d’en revoir le film, l’angoisse nous
saisit ! Aujourd’hui si la Paix semble de porcelaine, L’Europe a commencé sa marche vers l’espoir. A ceux-là qui sont morts sous les feux de la haine Chantons la Liberté, et l’amour du terroir. De Geneviève BAILLY CAMBRAI (59) |
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Poème
présentés par Yvon OLIVIER Garde
d’Honneur de N.D. de Lorette en commémoration du 11 novembre 2008 |
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Et toi qui as dû combattre Hitler Repose en paix, dans ce lieu sacré Où, un jour, le destin t’a frappé Tu rêvais de bonheur près des
tiens ; Tu étais père, enfant ou cousin … Et tant d’hommes ont fini comme toi, Allongés sous une petite croix. Combien de larmes, combien de
souffrances A-t-il fallu pour sauver la France ? Repose en paix, valeureux soldat : Nous ici … on ne t’oubliera pas. de Jacques MACHU Noyelles sur Escaut (59) |
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Poème
présentés par Yvon OLIVIER Garde
d’Honneur de N.D. de Lorette en commémoration du 11 novembre 2008
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Pensons à tous ces hommes À ces combattants de l’oubli Pensons à ceux que nous honorons ce jour, Ce jour qui leur est destiné. Pensons à ceux de toujours, et pour toujours, Petits sans
grade, héros d’un jour. Pensons à ceux qui ont laissé leurs vies ; Pour la mère Patrie. Pensons à ceux qui ont subi l’humiliation et
l’horreur Pour un drapeau de cœur. Pensons aux anonymes qui nous ont précédés Pour la paix et pour la liberté. Gardons en mémoire L’action fraternelle de tous ces soldats Que nous n’avons pas connus, Nous leur disons qu’ils ne sont pas morts Pour rien, mais qu’ils nous ont transmis L’Amour de la vie … De
SAINT-HESBAYE BERTRY
(59) |
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L’ESPOIR QUE L’ON CACHE |
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J’ai
du mal à le sentir près de moi, Il
s’en est allé pour ne plus souffrir, Cette
souffrance depuis nous abat, Nous
ne l’entendons plus rire. Malheureusement
depuis trop longtemps, Je
regrette certains jours, des années, Où on
ne peut rien faire à part s’aimer, Les
souvenirs s’éloignent doucement. La vie
c’est vivre quand nos cœurs se cassent, Nous,
mortels, rejoindrons un jour le ciel, Dans
certains cœurs resterons éternels Dans
mon cœur personne n’aura sa place. J’espère
que tu savais tout mon amour, J’espérais
tant que l’on se reverrait, Que tu
te relèves… un jour ! Stéphanie
Bonneville Août
2007 |
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SONGE
SUR LA BUTTE |
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Sous la
voûte étoilée De
fragrances diaphanes A l’abri
des regards D’un
tourisme pédant La Butte
se repose Loin des
hommes et du temps. Quelques heures
de répit, enfin, Volées aux
futiles stridences Du
factice, du clinquant Au cœur
sacré de l’Histoire et du vent. Et sur la
place désertée Au tertre
somnolent J’entends,
alors Chuchotant,
apaisant, Le souffle
évanescent, Libre et
inféodé* D’Aristide Bruant. Patrick Marcadet Nostalgie *Note
de l’auteur : « libre
et inféodé », ces deux termes ne sont pas contradictoires pour cet homme
à l’esprit libre mais si viscéralement attaché au sol montmartrois. |
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UNE ODEUR DE MENTHE |
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Une odeur de menthe sauvage S’évaporait après l’orage, Venant en cette fin d’été Nous fleurer de sa pureté. Elle s’étoilait des profondeurs Pour mieux donner la saveur Des fonds méditerranéens, Nous guérir de notre venin, Ce venin du sang et des guerres, De la haine et des misères… Un jour, nous deviendrons heureux, Les yeux dans le cœur et les cieux. Une odeur de menthe sauvage, S’évaporait après l’orage. Jean-Luc Evens Murmures |
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TENDRESSE |
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Sur tes lèvres de jasmin, À ton réveil j’ai déposé, En cet heureux matin, Une myriade de baisers. Pour un vrai bouquet d’amour, Ainsi je t’ai convié, En un monde de tendresse, T’invitant au plus profond de tes jours, Ceux des plus belles années, Faites pour vivre de bonheur et de caresses. Tendrement ainsi, je t’ai conquise, Tout au creux de notre nid. Si loin des erreurs et des bêtises, Que comporte tant la vie. Tendrement, longtemps encore, Je voudrais te garder ainsi, Si près de nos rêves d’or, Quand toute la jeunesse nous sourit. Albert Jocaille 10 mars 1988 |
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PLUS QUE DES MIETTES |
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Les regrets ne servent à rien Tu as choisi ce chemin Moi, de te prendre la main En pensant au lendemain Avant toi, je relevais la tête Maintenant, il ne reste que des miettes C’est comme une rose Belle dès l’aurore Alors, on l’arrose La place dans un écrin d’or Mais, dès que la nuit s’annonce Elle perd de son éclat Et dans notre chair, ses épines s’enfoncent Mes pensées vont vers toi Alors que mon cœur se débat Aurais-je perdu encore foi Envole-moi Je suivrai tes pas Ne reviens pas. Il fait déjà trop froid Tout semble contradictoire Quand il ne reste aucun espoir Petit à petit, je reprends le rythme de ma vie Qui semble rimer avec monotonie Avec ses longues nuits d'insomnie Quand tout est gris Tel était le prix D’un amour impossible Puisque indescriptible Pourtant, je t’aurais donné ma vie. Christelle Lesourd |
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MON FILS |
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Un
jour tu es venu Dans
ma vie tout nu Je
t’aimais déjà Avant
de t’avoir dans mes bras Je
t’avais désiré Toi
mon premier bébé J’ai
eu la joie de t’avoir En
pleurant tous les soirs Tu
es né prématuré Et
j’ai été désolée Tu
étais si blond et si mignon Et
on t’a mis dans un cocon On
t’a lavé et nettoyé Et
tu t’es mis à pleurer Tu
es parti en couveuse Et
cela m’a rendue malheureuse Au
bout de trois jours Je
t’ai vu à mon tour J’étais
encore fatiguée Mais
je voulais t’embrasser Te
donner le biberon Et
te chanter une chanson Papa
t’a pris en photo Tu
étais tellement beau Maryse
Marécaille |
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TE SOUVIENS-TU
BRUNETTE ? |
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Te souviens-tu, jolie brunette Qu’un jour… dans les roseaux Ma main… découvrit un berceau Où se trouvaient quelques fauvettes Tant d’émoi nous éprouvâmes D’avoir ainsi trouvé un nid Que vers le nôtre nous retournâmes Le cœur joyeux, l’âme ravie, Ecoutant le chant des fauvettes Triller le soir, dans les roseaux Et plus jamais nous retournâmes Ecouter chanter les fauvettes Mais le vent courbait les roseaux Faisant frissonner les pauvrettes Les feuilles tombaient des ormeaux Nous chantions un hymne d’amour Car nous aussi, ô’ heureux jour, Nous attendions… une pauvrette Et plus jamais, jamais, Madame Je n’ai revu nos chères fauvettes Te souviens-tu, chère brunette, De l’heureux jour, près d’un berceau Où reposait une fauvette Une poupée, aux yeux si beaux, Nous songions au nid de fauvettes Trouvé jadis, dans les roseaux, Maintenant, o’ ma tendre amie, Nous sommes quatre dans la vie Pour aller auprès des ormeaux Où sont toujours les fauvettes. Roger
Devillers Bertry – Avril 1942 |
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UN ÉPOUVENTAIL |
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Un pauvre
épouvantail Coiffé d’un grand
chapeau de paille Habillé d’un large
veston D’un vieux
pantalon Les bras à
l’horizontale S’ennuyait et
broyait du noir. C’est au printemps
dernier Qu’il se trouva
ainsi planté Entre les
framboisiers, les groseilliers Et l’énorme
cerisier Ainsi affublé, il
effrayait Tous les oiseaux
du verger. Il passa tout
l’été A transpirer à
transpirer Recevant les
fortes pluies d’orages Les moqueries des
enfants du village Qui l’hiver venu
lui lancèrent Des boules de
neige. Une nuit il fut
éveillé Par un petit chat
qui miaulait Et qui, se
frottant contre son pantalon, Lui demandait
protection L’épouvantail tout
heureux Le consola de son
mieux. Et c’est pourquoi
depuis Lorsque vient la tombée
de la nuit Les enfants
inquiets, étonnés, Voient
l’épouvantail s’agiter Est-ce des lutins
ou une fée Qui viennent ainsi
l’animer ? Intrigués, ils
s’interrogent Mais moi je sais
ce qu’ils ignorent Que caché dans son
large veston Dans son chapeau
ou son pantalon Le petit chat son
ami Chasse toutes les
souris. Jeanne Fourmaux |
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RECHERCHE DE LA VÉRITÉ |
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Comme un pèlerin, la route des pas perdus Tant de fois, sur mon bateau bleu, j’ai navigué La mer de l’inconscience, sous les soleils d’été Tant de fois, je m’éclairais A la lueur du passé Tant de fois, je m’éveillais Soupirant comme un blessé J’ai souvent rêvé de l’azur des hautes sphères Longtemps cherché pour m’évanouir de la terre Et j’ai aimé les filles gorgées de soleil Riant dans l’herbe verte ou sous l’azur du ciel Tant de fois, je m’éclairais A la lueur du passé Tant de fois, je m’éveillais Soupirant comme un blessé Une pureté pour quelque étoile filante Je prends le chemin pour la Vérité impie Et je jette mes
poisons sur l’aile flottante Des eaux nauséabondes… de l’ivresse ennemie Hertia May Décembre 1969 |
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TOI QUI NE SAIT |
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Toi qui
ne sais que te mirer dans le ciel de ses yeux.. Regarde
un peu autour de toi Oublie-toi
un instant Et
songe qu’il est des misères plus tangibles Toi qui
ne pries jamais plus que pour elle.. Sois
attentif aux malheurs du voisin Ce
vieil homme qui n’a pas même un toit pour s’abriter Cet
enfant atteint d’un cancer et qui pourtant reste digne Cet
autre cloué dans un fauteuil et qui arrive à plaisanter Cette
femme accablée qui vient de perdre sa famille Toi qui
ne sais même plus accrocher un sourire à ta face.. Cherche-toi
un coin de ciel bleu Ecoute
le rire du vent dans les arbres Regarde
les rais de lumière jouer dans les branches Et
considère la vie simplement au présent Toi qui
ne sais plus vivre qu’à travers elle.. Bien
sûr tu l’aimes mais tu sais que c’est impossible Sa
lumière t’aveugle, obscurcit tes sens, paralyse ton cœur Enlève
tes œillères, regarde autour de toi Tu
sais, même sur la plus belle des autoroutes Il y a
toujours une sortie Secoue
ce qui te reste de survie Prends
une autre direction Et tu
verras que le ciel n’est pas gris partout Toi qui
cries ta détresse sur le papier à l’encre de tes yeux.. Songe
aux malheurs des autres Et tu
oublieras les tiens. Thérèse
Leroy 16
novembre 2007 |
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LE CLOWN DE CAUDRY |
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Doué de
souplesse et d’agilité dans sa jeunesse, De ses
programmes il a toujours tenu ses promesses. Paillettes
d’or, cheveux kaki et nez rouge, Il
faisait rire tout ce qui bouge. Autrefois,
nous avons souvenance dans le zig et le zag, Il fit
des numéros en première partie de Roger Lanzag, Ses
sketchs furent réussis et très bien ; Il fit
rigoler tous les parisiens. Avec
son ami Cyril, le clown blanc, Les
spectateurs leur firent plusieurs bancs. Un de
leurs sketchs était plein d’humour, Le
voici, car il a été fait avec amour. C’est
la mésaventure de monsieur Dubois, Lors
d’une des années cinquante mais unique ; Son
épouse a été opérée dans la clinique du docteur Leroy. « Allo…
Allo… C’est bien la clinique ? -Oui
Monsieur : -Docteur
Leroy ? -Lui-même :
-Ici
monsieur Dubois, comment cela s’est-il passé ? J’ai
hâte de le savoir. Au même
instant, par suite d’une erreur de la standardiste Monsieur
Dubois se trouve en communication avec un garagiste Qui
était lui-même au bout du fil avec un client. -Allo,
monsieur vous écoutez ? : -Parfaitement. -Et
bien on vous la ramène à domicile demain matin. - Oh
alors, on a réussi très bien ? - Oui
mais quelle corvée !... Nous avons démonté l’intérieur, Il y
avait des organes en mauvais état qui auraient pu Vous
occasionner des embêtements, on les a remplacés Et maintenant
elle est comme neuve, dès demain Vous
pourrez vous en servir. -Comment
ça, m’en servir !?? -Sans
crainte, je crois que vous en serez content, Nous
lui avons diminué le trou d’administration Qui
était trop fort sans doute. -Mais
Monsieur !!! -Oui il
n’y a aucun doute, l’usure de ses parois nous le prouve, Vous
devriez la graisser davantage. -Mais
Monsieur ! Ça c’est trop fort !!! -Et
puis je vais vous dire, votre piston est usé, Il ne
vaut plus rien, alors vous comprenez, nous lui avons Introduit
un piston plus gros que le vôtre Et nous
avons été émerveillés du résultat. On a
également dégagé le trou de sortie Qui
était, lui, trop étroit. -Le
trou de sortie !!! -Oui,
par où s’échappent les gaz, il était complètement bouché, Nous
lui avons passé un fil de fer, et maintenant vous m’en Direz
des nouvelles. C’est un plaisir de l’entendre péter. -Mais
Monsieur !!!... Enfin Monsieur !!! -Il
faut la ménager -Allo… Allo…
Allo… Je… -En
tout cas elle va bien pour le moment, je l’ai essayée Moi-même
hier soir, elle a très bien rendu. Ce matin nous Sommes
montés à cinq dessus et elle s’est très bien comportée. -Allo… Allo… Vous m’écoutez ? Allo… Allo… Monsieur ? Mais
Monsieur Dubois n’écoutait plus, il avait perdu connaissance Et il fallut par la suite le
transporter dans une maison De
santé. Vous en comprenez la cause. » Le
clown caudrésien croulait sous les
applaudissements, A cette
époque la télé n’était qu’à ses balbutiements. Le
théâtre, le cirque, les cabarets faisaient recette, Le
lendemain, dans les familles, on en faisait une bavette. Il ne
faut pas oublier que son pseudonyme « LES VIVARIS » Ce
clown est aussi chanteur et trompettiste, Et que
son partenaire Cyril joue de l’accordéon Ainsi
que Luc le troisième larron qui joue du piston. Combien
de fêtes et de kermesses se font avec ce clown chanteur, Partout
il est passé et passera pour donner du bonheur. Le
sommet de son art qu’il utilise lors des thés dansants L’est
davantage aux fêtes des écoles et des Noëls aux enfants. Rien
n’est plus beau que le bonheur dans les yeux merveilleux De tous
les enfants qui font voir qu’ils sont heureux. A
chaque fois qu’il se rend dans son atelier artistique, Il
médite sur tous ces effets historiques. Des clowns
de cire sont là, hauteur d’hommes, Dans
leurs parures magnifiques et multicolores ; Ils
vous regardent avec leur sourire malin Et,
avec tous les accessoires, on dirait un mini Grévin. Tout le
monde l’aime, et jadis les anciens aussi l’ont aimé, C’est
prémonitoire puisqu’il se prénomme AIMÉ. À cent
ans ou peut-être encore plus haut, Lorsqu’il
partira au grand jardin là-haut : Saint-Pierre
le chargera d’animer les cérémonies et les fêtes Du Bon
Dieu, avec les anges en la maison du Père. Jean
Charles Jacquemin Alias Jean Charles de Beaumont |
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COLLECTE |
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Le merle a l’aube au bout
du bec. Ses trilles, de lointain lignage, L’ont consacré maître
ès feuillage : Depuis, le printemps joue avec. Amoureux du temps des cerises Avec lui, chantons sans détours. Bas les masques et mines grises : La tristesse entre en son décours. C’est le printemps, point à la ligne, Point d’équivoque à ce sujet. Sur tes lèvres couleur de guigne, Le désir ajoute un couplet. Malgré mes cinquante trois
berges J’irai quérir, le cœur ballant, Par les sentes neuves et vierges Le rosier bleu, le merle blanc. J’irai battre, hardi,
la campagne : A nous tous, signes, sucs, trésors ! Mais je sais que même d’Espagne Mes châteaux seront lourds… Alors, De l’achillée à la surelle A l’ombre fraîche du sorbier, Pour moi tu restes la plus belle Des fleurs de mon herbier. Jean-François Sautière |
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ATLAS (Souvenirs) |
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Maman, quand elle achetait ou recevait
un livre, c’était un petit miracle, une somme d’érudition condensée dans des pages
numérotées en couleurs, un bréviaire pour prier avec des mots nouveaux ces
chapitres tout neufs. Elle s’accordait le pouvoir de comprendre et de visiter
avec des photos magnifiques les contrées les plus éloignées. Souvent, dans
mes voyages, elle me disait : « Sois mes yeux.. » Un jour, nous avons reçu un Atlas
géant, au moins pour moi car j’étais tellement enfant que j’avais de la peine
à soulever ce grand livre. Nous tournions les pages doucement et ma mère
s’émerveillait à chacune d’elles. Son regard conquis abolissait les marges,
dépassait les frontières à la recherche de telle ou telle capitale, de tel ou
tel fleuve ou telle ou telle question en suspens de réponse... Tout le savoir
en condensé, pour sa curiosité et elle nous parlait de ces pays si lointains,
qu’on avait du mal à comprendre tous les mots qui couraient sur sa bouche
conquise. Elle voyageait avec les yeux, déjà impatiente de la page suivante.
Elle pointait son regard sur une région et je suis sûr aujourd’hui, qu’elle y
était, qu’elle visitait les monuments, les temples, qu’elle parlait avec les
autochtones du pays du moment et ses yeux s’en allaient pour ces conquêtes.. Maman était passionnée par les livres. C’était
de l’admiration, tout ce Savoir allongé sur le papier brillant..
Avec ses lunettes, elle réchauffait le papier glacé. C’était son passeport
pour l’évasion. Elle lisait des nuits entières, revisitait la Chine profonde
et ses provinces perdues, escaladait avec son héros sans peur des montagnes
vertigineuses ou s’en inquiétait sans reproche, pour une chute tout aussi vertigineuse.. Le matin, elle me racontait son voyage avec
moult détails, avec un enthousiasme permanent, avec toutes les intonations
dans la voix pour m’emporter dans ses découvertes nocturnes et même si ses
yeux étaient fatigués, elle savait résumer l’importance de sa lecture. Maman
dévorait les livres à la recherche de la dernière frontière, de la première
étoile connue, elle réorganisait l’histoire au travers des siècles dans les
livres et sa chambre était un rempart de gros pavés empilés. Maman était une
bibliothèque remplie de savoir accumulé, elle pouvait parler de tout, sans se
lasser et sans se répéter. Elle tuait les conversations par son érudition et
c’était toujours de grands moments…Maman nous invitait toujours à lire pour y
chercher le Savoir. Elle était curieuse de tout ce qui pouvait se lire. Je crois qu’elle a épuisé toute la
lecture de la Bibliothèque municipale de Romans. On parlait même de San Antonio.. Je crois aussi qu’elle est partie parce qu’elle
n’avait plus rien à lire. Aujourd’hui, j’ai sur les genoux ce grand Atlas,
cette sélection du Reader’s Digest, et chacune
de ces pages est un souvenir et s’il ne m’emporte pas vers ces contrées si
lointaines, c’est le visage de Maman que je revois. Ces exclamations, ces
ravissements, cette curiosité exacerbée me reviennent dans les oreilles.
Quand j’ouvre ce livre, je suis avec Maman. Elle est à côté de moi. Je
connais encore ses pages préférées pour ses petites annotations, pour ses
croix sur des villes tellement éloignées, pour le parfum ancien des pages si
longtemps fermées et j’exhume, dans le recueillement, ces souvenirs intacts.
Dans la double page centrale, c’est la lune démystifiée qui s’étale avec tous
ces cratères répertoriés, ces mers sans poissons, ces montagnes sans neige.. et sa face cachée et
c’est Maman que je vois en grand. On y parle de la migration des oiseaux qui,
aujourd’hui, n’existent plus, de glaciations aussi, devenues éphémères, de
poissons encore disparus, de climats, de courants incertains. Quand Maman
était là, tout allait bien dans le monde. Les déserts gardaient leur place de
déserts, les mers se remplissaient toujours, le soleil savait se cacher pour
les nuages bienfaiteurs. S’il fallait réécrire ce livre, bien peu de pages
seraient utiles pour son édition. Les frontières ont changé et leurs drapeaux
aussi. Le savoir est pour s’enrichir
maintenant. On y parlerait de pollution, de tsunamis, de zones de famine
tellement élargies, de déplacements de population, de guerres de religion
sans issue, de catastrophes, aujourd’hui naturelles. Elle serait inquiète,
Maman. Ce livre est maintenant un recueil de
souvenirs et j’aime l’ouvrir de temps en temps, il me transporte bien plus
loin que les cartes illustrées, plus loin que le plus grand fleuve du monde,
plus loin que la lune.. Tout est imprimé si près de
mon cœur, tout en couleurs pour toujours…Parce que le passé n’est pas en deux
dimensions et que ma mémoire a gravé ces moments de bonheur d’enfant, parce
que le temps, même s’il s’enfuit en avant, je ne pourrai jamais oublier ce
que renferme ce grand livre. C’est mon passeport à moi pour me
renvoyer dans l’enfance quand il me prend des envies de retrouver les genoux
de Maman et qu’elle m’explique le Monde à sa façon, avec sa vision
rassurante, optimiste et bienveillante... Pascal. |
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LES ROSES ROUGES |
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Tout commença un beau soir d’été, plus
précisément le samedi 13 août 1991. Les rues de Noirmoutier étaient pleines à
craquer : des gens venus des quatre coins du globe admiraient le superbe
château qui regorgeait de monde du début à la fin de l’été. Chaque boutique ressemblait à une
véritable caverne d’Ali Baba où les touristes se précipitaient pour se
procurer des souvenirs inédits. Dans cette foule estivale se trouvaient
François et Elodie mariés depuis trois ans. Lui, était assez grand, de corpulence
moyenne. Il portait des vêtements très chics et pour un touriste, cela
n’était pas fréquent. Ses cheveux noirs et courts lui allaient bien. Le
couple marchait tranquillement en direction d’un musée sur le monde aquatique
qui présentait toutes les sortes d’animaux sous-marins, allant de la baleine
bleue au veau marin existant dans la baie de l’île de Noirmoutier en passant
par le poisson perroquet et les éponges. Ce riche musée très fréquenté se
situait au fond d’une pittoresque ruelle où les
touristes français et étrangers n’hésitaient pas à se rendre toute l’année. Quelques heures étaient passées,
François proposa à sa femme d’aller dîner au restaurant, au « Duguay Trouin » un des lieux les plus prestigieux de la
région. On pouvait y déguster de délicieuses huîtres, des moules de Bouchot
et naturellement de l’excellent Muscadet. Elodie se réjouit de cette
proposition ; le couple partit aussitôt pour St Gilles Croix de Vie, la
ville où se trouvait le restaurant. La soirée passa vite, le repas fut des
plus agréables et ils rentrèrent aux environs de minuit. François conduisait à moitié endormi,
fatigué sans doute par les kilomètres parcourus à pied à Noirmoutier… Ils
arrivèrent dans leur résidence secondaire de St Jean de Monts, au 35, Impasse
des mimosas. Elodie alla voir s’il y avait un message sur le répondeur et
effectivement, il y en avait un. C’était sa sœur, Virginie, qui résidait à
Rennes. Elle lui rappelait que Maxime, son fils de 11 ans, allait venir
passer une semaine chez eux comme cela avait été convenu. Le Lundi matin, François était seul
car Elodie travaillait. Vers 11 heures, il entendit un bruit à la porte.
François regarda par la fenêtre de la cuisine et aperçut son neveu accompagné
de sa mère. Il leur ouvrit la porte. Il les embrassa tous les deux et en les
accueillant, leur offrit un verre de jus d’orange. Virginie déjeuna avec
Maxime et François avant de repartir en début d’après midi
pour Rennes. Alors, Maxime et son neveu discutèrent
longuement puis allèrent se promener sur le port. Tous deux étaient assez
complices et se voyaient souvent. François aimait la compagnie de ce garçon
et Maxime se réjouissait toujours de partager des moments avec son oncle.
Aussi, François confia assez rapidement au jeune garçon qu’il avait une
« amie » qui se nommait Jessica et que le lendemain il souhaitait
lui faire une surprise pour son anniversaire, sans qu’Elodie soit au courant.
François ne tarda pas à demander un petit service à son neveu : « Maxime, est-ce que tu voudrais,
demain, aller me chercher un bouquet de roses rouges ? -Oui, d’accord ! Mais…
Pourquoi ? -Parce que, si à tout hasard, ta tante
voit que j’achète un bouquet de roses pour Jessica, elle risque d’en faire
tout un plat. -D’accord, répondit Maxime. » Le lendemain, vers 14 heures, Maxime
entra chez le fleuriste avec l’argent que lui avait donné François.
Cependant, Elodie, qui travaillait à l’Office du tourisme, en face du
fleuriste, fut très étonnée de voir son neveu entrer chez le marchand de
fleurs et s’empressa donc de le rejoindre. Elle lui demanda avec un sourire
légèrement crispé, pour qui était le magnifique bouquet et Maxime, les yeux
écarquillés lui déclara avec une légère hésitation dans la voix :
« Ben…….., François m’a dit de ne le dire à
personne, surtout à toi mais je vais te le dire quand même, c’est juste pour
une amie. » A peine eut-il
fini sa phrase qu’il s’enfuit vers la maison de son oncle qui se trouvait à
environ 400 m du centre ville, laissant la jeune
femme interloquée, paralysée de consternation, envahie d’un sentiment de vide
et d’incompréhension. Maxime arriva tout essoufflé et expliqua à François
qu’il avait croisé Elodie. François en dissimulant mal une grimace le remercia
en lui donnant un billet de 50 euros et il alla cacher les superbes roses
dans un endroit sûr. Pour faire passer le temps, François et Maxime partirent
aux Sables d’Olonne pour acheter quelques souvenirs et assister à la marée
montante, phénomène qui, ce jour-là, risquait d’être exceptionnel puisqu’on
était dans les jours de haute mer avec un très fort coefficient. Maxime était
tout excité, ayant déjà oublié l’incident, François, lui, tentait tant bien
que mal de dissimuler un malaise désormais installé en lui depuis l’annonce
de la rencontre d’Elodie et de son neveu. Elodie, déjà à la maison depuis 19
heures, attendait François pour qu’il lui fournisse enfin des explications
sur cette mystérieuse « amie » à qui il offrait des roses rouges. Elle
tournait autour de la table de la cuisine au moment où François ouvrit la
porte. Il était déjà 19h30. « Où est Maxime ? -Il est resté dehors pour jouer au
foot. -Bon…, Il m’a dit que le bouquet de
roses était pour une amie ; je peux en savoir plus sur cette
« amie » ? -Mais quelle amie ? Et quel
bouquet ? » François se disait que c’était la
dernière fois qu’il mêlait quelqu’un de la famille à ses histoires intimes.
Mais Elodie continua élevant davantage le ton. « Surtout, ne fais pas ton
ignorant, je sais très bien que tu mens ! lui déclara-t-elle. -Bon, d’accord, j’ai envoyé Maxime
chercher un bouquet de fleurs pour Jessica, c’est son anniversaire et
alors ?... -Quoi ?? Tu envoies des roses
rouges à Jessica pour son anniversaire !! Alors qu’à moi pour mon
anniversaire, tu ne m’as rien offert me disant seulement que tu m’offrirais
quelque chose plus tard !!! S’exclama-t-elle très en colère. -Bon c’est d’accord…, tais-toi, tu
cries trop fort. On parlera de ça plus tard ! répondit-il sur un ton
agacé. -Tu… n’es qu’un… qu’un…
MONSTRE !, parvint-elle à dire tout en pleurant. Elodie sortit par la porte qui donnait
sur la plage et partit en courant et en continuant de pleurer. Tout à coup,
le téléphone se mit à sonner, François décrocha : « -Allo ! -Oh !! Ne crie pas si fort, c’est
moi, Virginie ! Ça va ? Je pourrais venir chercher Maxime demain
vers 16 heures ? C’est d’accord ? -C’est parfait, dit-il d’un ton
presque assuré. Bon, bien, alors, Virginie, à demain, et il raccrocha. » Pendant ce temps Elodie pleurait
toutes les larmes de son corps, elle était allongée sur le sable que la mer
mouillait à chaque coup de vague. Elle avait honte de François et de Jessica,
elle était totalement submergée de chagrin. Elle rentra, ses yeux étaient rouges
mais elle essayait de le dissimuler. Le dîner se passa très calmement, le
silence régnait, on entendait presque les mouvements de la mer. Le lendemain
matin, Maxime commença à faire ses valises, mais ce qui l’étonna, ce fut que
François était en train de faire la cuisine, ce qui n’était vraiment pas
habituel. Il préparait le déjeuner, qui se passa
lui aussi très calmement. François et Elodie essayèrent en vain de paraître
le plus naturel possible. Pendant que Maxime, lui, essayait de mettre un peu
d’ambiance dans cette atmosphère tendue, François devinait la douleur que
pouvait ressentir Elodie ; quant à celle-ci, elle imaginait son mari aux
côtés de Jessica et ne pouvait s’empêcher de ressentir de la haine envers
Jessica. Dans l’après-midi comme prévu,
Virginie vint chercher Maxime qui fut heureux de retrouver sa maman. Celle-ci
aussi trouva François très bizarre car ce fut lui qui accompagna Maxime à la
voiture. Il ne proposa pas à Virginie de prendre un café. Alors les deux
bretons repartirent pour Rennes, Maxime garda le silence, Virginie s’en
contenta. François profita d’un moment de solitude pour téléphoner à
Jessica : « Allo, Jessica ? demanda
François. -Oui, c’est toi ? -C’est moi, ton amour de toujours ! -Ah ! Alors tu lui as dit quelque
chose ? -Oui, allons au restaurant ce
soir ?! Qu’en dis-tu ? -Oui, bien sûr ! Où ? A
quelle heure ? -Hum…, au « Duguay Trouin » comme d’habitude, vers 21 h, ça te
va ? Le soir venu, François partit
rejoindre Jessica et tous les deux se retrouvèrent dans leur restaurant
préféré. En semaine, il y avait généralement peu de monde. Jessica et
François mangèrent des huîtres et burent du Muscadet, il devait être 1h du
matin quand ils décidèrent de partir de St Gilles Croix de Vie vers St Jean
de Monts. Elodie quant à elle était partie faire
un tour pour se changer les idées. Elle aperçut François et Jessica dans son
restaurant favori et vit François offrir le bouquet de roses rouges à sa
maîtresse qui le remercia aussitôt d’un tendre baiser. Elodie n’en croyait
pas ses yeux, son mari la trompait… Elle partit du restaurant en larmes
courant à travers les rues de St Gilles Croix de Vie. Quant à François et à Jessica, ils
roulaient paisiblement profitant de cet agréable moment ensemble quand
soudain à l’entrée de St Gilles Croix de Vie, pas loin du 35, Impasse des
Mimosas, quelqu’un ou quelque chose heurta la voiture, François et Jessica
s’empressèrent de sortir de la voiture. D’une voix sans timbre et sans
couleur, François déclara : « Mais… c’est Elodie »… AUTEUR INCONNU |
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AU PASSÉ, AU PRESENT, À
L’AVENIR : À MON PERE |
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Je suis
là depuis trente ans à parler de toi, à mon mari, à mes enfants, à mes amis.
Pas d’oubli, pas de vide, toujours une anecdote, toujours une de tes farces,
toujours ton humour, ton amour : une vie à raconter, et pourtant j’en
sais si peu ! ... Certains
mots, comme Amour, ne sont pas à prononcer, on leur octroie des sens où les
sens ont leurs parts. Pourtant aimer, c’est encore et plus, prouver que le
cœur a plus de valeur que ce qu’on veut lui prêter. Ta main
protectrice dans la mienne, en toute confiance, auprès de mon petit lit, a
fait de moi une petite fille qui n’avait plus peur, peur de l’obscurité, peur
de demain. J’aimais
bien la fête où tu te faisais plaisir à jouer avec ces quilles, au billon, et
j’étais fière quand tu gagnais. Je n’oublie pas cette poupée que tu as gagnée
à la ducasse, toute en dentelles bien raides, disposée sur mon lit et que tu
m’as offerte avec toute ta fierté dans ton regard. Moi
aussi, je leur apprendrai, comme tu l’as fait pour moi, à jardiner, à aimer
et respirer la nature, je leur dirai les saisons, les pourquoi, à ces petits
enfants qui sont aussi les tiens : juste une génération de plus… Je les
prendrai en charge pour qu’ils n'oublient pas qu’on ne met pas les petits garçons devant
l’ordinateur et les petites filles devant un film de WALT DYSNEY, que cela ne
suffit pas, qu’il faut voir la vie simplement. Comme
toi, je les prendrai dans mes bras pour danser, sur des musiques douces ou
d’autres qui font tourner la tête, et comme pour moi, il y aura un câlin ou
des éclats de rire : de ces moments qu’on n’oublie pas, juste parce
qu’on est bien. Je leur
apprendrai et le mal, et le bien, pour qu’ils soient, enfin je l’espère,
respectueux des autres, volontaires dans leur travail mais sans s’en
glorifier parce que petits nous sommes et le devons rester. L’humilité est
difficile à acquérir ? Mais à quoi sert d’être connu de notables qui
seront comme nous, demain : Rien. ? J’espère
qu’ils auront en tête ces leçons de joie et d’espérance, de simplicité et
qu’ils se garderont de ce monde qui n’est plus fait pour moi, qui sera fait
peut-être pour eux…. Marie Jo Wanesse 2002 |
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LE SACRIFICE D’UNE FILLE POUR UN AMOUR ETERNEL |
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C’était une vieille et belle maison,
aux abords d’une rivière, sa propriétaire s’appelait Karen. Elle gardait sa
petite Ashley en attendant que son beau-fils Michael et sa fille Haley
rentrent de leur séminaire au profit de leur secte. Mais sur le chemin du retour, une
autre voiture roulait sur la même voie qu’eux, en sens inverse : le choc
fut immédiat et Michael fut tué sur le coup. Haley, elle, n’avait que
quelques égratignures. Elle appela, non pas sa mère Karen, mais le chef de
leur secte. Celui-ci lui dit : « -Remets-toi de tes émotions,
moi et les autres membres de la secte venons vous chercher, toi et ton défunt mari, pour vous
ramener et vous préparer à la cérémonie mortuaire qui aura lieu ce soir en
son honneur. -D’accord, lui répondit Haley toute
déboussolée. » Vingt minutes plus tard ils étaient
là-bas avec une vieille fourgonnette. Arrivés dans la salle de réunification
de la secte on déposa le corps de Mickael pour le préparer à rejoindre
l’au-delà. Pour qu’il aille dans l’au-delà il devait être tout vêtu de blanc.
Haley, quant à elle, en tant que veuve, devait s’habiller en rouge. A l’heure de la cérémonie, le chef de
la secte alla la voir et lui dit que, pour que leur amour soit éternel,
demain soir avant minuit, elle devrait sacrifier leur fille. Haley, sous le choc, accepta. Dans
leur coutume, il est de tradition que la veuve allume avec une torche la
paille de l’autel sur lequel se trouve le défunt. Haley alluma donc l’autel et regarda
le corps de Michael brûler. Rentrant chez elle, elle alla voir sa mère et lui
dit que Michael était mort et que son corps n’était plus qu’un tas de
cendres. Le lendemain, Haley revint donc avec
Ashley, toutes les deux vêtues de vêtements en soie rouge. Karen connait les
pratiques de cette secte pour y avoir participé quelque temps mais elle
n’avait pas sacrifié sa fille. Réalisant ce qui se passait sous ses
yeux, Karen alla chez sa fille pour voir si elle était chez elle. Etant
absente elle fonça à la secte. Karen arriva juste à temps. Ashley
était sur l’autel, prête à être brûlée vive. Elle courut, le chef de la secte
mit la torche sur la paille qui s’enflamma d’un coup. Karen sauta sur l’autel
en feu juste à temps. Voulant l’empêcher, Haley sauta aussi mais fut piégée
par les flammes. Ne pouvant pas
s’enfuir, elle brûla vive à la place de sa fille. Ashley était sauvée mais voyant sa
fille mourir, Karen versa quelques larmes tout en sachant que sa fille ne
retrouverait point son amour car elle était vêtue de rouge et, malgré elle,
elle est en compagnie d’Hadès alors que son mari est dans l’au-delà. Karen repartit tout en sachant que Michael
son beau-fils dont elle était la confidente ne voulait pas qu’Haley meurt et
sacrifie leur fille pour les désirs d’un chef de secte. Adeline Blas 2nde 1 |
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MOTS CROISÉS |
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