SOMMAIRE DE LA CAUDRIOLE N° 10
Avril – Mai - Juin 2004
Illustration BD page 2
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Patrick MERIC
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De vous à moi page 3
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Paule
LEFEBVRE
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JEUNES
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Tombe l’averse page 4
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Daniel JACQUEMIN |
Le monde est làpage 4
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6ème S.E.G.P.A Collège Renaud Barrault |
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A toi que j'aime page 5 |
Christelle LESOURD
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Age et amour page 5 |
Floriane KUROWIAK
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Si j'étais page 6 |
Ecole
Ferdinand Buisson |
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L'escargot page 7 |
LUCIOLLE * |
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Récréation sous la pluie page 7 |
Ecole St
Michel |
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Le lapin page 8 |
Fanny CANONNE |
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Les pouvoirs de Laura page 8 |
Océane et
Emmanuelle |
HUMOUR
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La consultation page 9-10-11 |
Paule LEFEBVRE |
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Ch'ti qui parlot… page 12-13 |
Jean-Claude
LAMPIN |
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Queuqu’Momints d’Actualités page 14 |
Hector MELON
D'AUBIER * |
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ADULTES |
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Danser avec des fous page 15 |
Brigitte
CAPLIEZ |
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Rêves en bateau page 15 |
Brigitte
CAPLIEZ |
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Dans ma vallée page 16 |
Geneviève
BAILLY |
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Tellement besoin de temps page
17 |
Jean et
Charles JACQUEMIN |
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Açvine page 18 |
SAINT-HESBAYE * |
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Sonnet page
18 |
Olivier
CATIEAU |
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Matin psychoses page 19 |
HERTIA-MAY |
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Méditerranée page
19 |
Jean-Luc EVENS |
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Extraits de "Eclats
d'âme" page 20 |
Thérèse LEROY |
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Maldonne page 21 |
Denise DUONG |
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Sans amour page 22 |
Auteur anonyme |
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Demain est un autre jour page 22 |
Antony CANONNE |
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Ode à la femme page 23 |
Pierre ROUXEL |
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Le lion et l'araignée page 24 |
Yann VILLIERS |
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NOUVELLES |
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La soucoupe volante page 25-26-27 |
Alfred LENGLET |
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Marguerite est née page 28 |
GRASJACQS |
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"la nouvelle" + palmarès page 29 |
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Vol de nuit page 30-31 |
Jean-François
SAUTIERE * |
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* Retrouvez l’auteur dans la revue littéraire. |
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DE VOUS A
MOI… |
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Vous venez de feuilleter la
Caudriole n° 10… et vous n’y avez pas trouvé votre texte… Ne déprimez pas ! Votre talent n’est pas en cause
nécessairement. C’est qu’il y a surabondance… Les auteurs se multiplient et
c’est une bonne raison de se réjouir. Patience donc… mais n’attendez pas
passivement, vous vous laisseriez oublier. Continuez l’envoi de vos œuvres
afin de multiplier vos chances. Courage ! A vos plumes ! P.
L. |
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TOMBE L’AVERSE |
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Tombe l’averse qui perce mon
capuchon, Tombe l’averse sans cesse sur ma
chanson. Les notes qui s’envolent de la
couleur malgré tout, entre les gouttes
folles S’en vont sans se mouiller.
De la couleur d’été passé, Fait que le soleil brille Quand bien même il est caché. Un air de fantaisie De la couleur de ma chanson Vient embellir la vie Et changer la saison. Car c’est dans mon cœur
Daniel
JACQUEMIN Atelier
de Thierry Méricourt à LE CATEAU
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LE MONDE EST LÀ |
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Le monde est là Le monde est là Le
monde est là Autour de moi Pour nous Simplement
offert L’églantier La
terre L’eau et
les poissons Et ses cenelles Et ses vers Les
vers et les cloportes Les usines La
rivière Les
marrons et les marronniers Et les carrières Et ses pierres Les
feuilles mortes tombent. L’église Les
haies Un bouquet
de fleurs Et son carillon Et ses fruits rouges S’envole. Les troènes Le
noisetier Ludivine Et ses grappes noires Et sa pie Le monde est là Le monde est là Et moi aussi, Pour qui le regarde. Je suis là. Laura Adeline Le monde
est là L’eau et
les poissons La
classe et les enfants Le
pommier et ses pommes Les
pierres et les vers de terre Le monde
est là. Delphine
(Section
d’Enseignement Général Professionnel Adapté) Collège
Renaud-Barrault d'AVESNELLES |
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A toi que
j’aime, je te dédis ce poème Tu as
illuminé ma vie Sans aucun
soucis Tu as fait à
ta guise La pluie et
le beau temps Pour rien au
monde, je n’échangerais mes souvenirs Je t’aimais,
je t’aime et je t’aimerai A toi que
j’aime, je te dédis ce poème Afin qu’il
puisse à l’infini Nous ouvrir
les portes du paradis Christelle
LESOURD de Caudry - 16 ans |
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AGE & AMOUR |
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Si j'étais |
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Si j’étais
un poisson Si j’étais
un poisson je regarderais dans l’eau Mais je
devrais faire attention au gros chat.
Je devrais
faire attention au requin. Si je vivais
dans un seau d’eau Je devrais
faire attention à l’éponge. Si je vivais
dans un aquarium Je devrais
faire attention de ne pas me cogner aux carreaux. Si je vivais
dans un arrosoir Je devrais
faire attention de ne pas tomber. Si je vivais
dans une flaque Je devrais
faire attention qu’on ne m’écrase pas. Si je vivais
dans un robinet Je devrais
faire attention au savon. Si je vivais
dans un égout Je devrais
faire attention aux rats et aux souris. Si je vivais
dans un ruisseau Je devrais
faire attention aux cascades. Mais je vis
dans un grand bocal Et je reçois
à manger tous les jours Et je rêve
encore De plus en
plus fort. Mathieu
Billoir Si j’étais
un petit chien Je
grimperais aux arbres. Je me
baladerais. Je mangerais
des croquettes. Je rongerais
des os.
Je jourerais
avec mon papa. Je dormirais
avec mon frère. Je jouerais
à la balle.
Si j’étais
un escargot
Si j’étais
un escargot Je sauterais
par la fenêtre Avec mon
parachute Que j’ai
toujours sur le dos. Si j’étais
un escargot Je
ressemblerais à un martien. Si j’étais
un escargot Je me
cacherais dans la salade. Si j’étais
un escargot Je
chanterais dans le micro. Si j’étais
un escargot Je ferais du
karaté Avec mon
kimono. Si j’étais
un escargot Je ramperais
pour plaire aux filles. Si j’étais
un escargot Je ferais du
vélo. Mais je ne
suis pas un escargot Et je
m’appelle Hugo. Hugo Boudant Si j’étais
un écureuil
J’aimerais
jouer dans les feuilles. Je mangerais
des noisettes. Je
chanterais à la belette Des petites
chansonnettes. Je
m’appellerais violette. J’aurais une
cousine appelée Marinette. J’aimerais
les marionnettes et les chouettes Et j’aurais
une cachette secrète Sous ma
couette. Mais je ne
m’appelle pas Violette Astrid
Lerouge Classe
de CE1 Ecole
Ferdinand Buisson Mme
Boulin |
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Récréation sous la pluie… |
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Tu ruisselles le long de mon
visage Pour parvenir à mon cou.
Tu me fais des « papouilles ». C’est vrai, je ne suis certes pas sage, Eau… mais je t’aime beaucoup ! Je te saisis au creux de mes mains, Et tu t’échappes par un chemin : Un petit trou improvisé,
Je te retrouve couchée sur le goudron ! Là, c’est vraiment trop
tentant, Car je ne suis qu’un enfant… Te prouvant que je ne suis pas un poltron, Je bondis sur ton dos, tel le roi lion. Tu t’enfuis en mille
gouttelettes, Et je suis trempé jusqu’à la
tête ! Oui, tu as encore gagné : Je n’arrive pas à t’attraper… Déjà la cloche sonne, Dans la cour : plus personne. Au revoir ma petite pluie, Va jouer sur les parapluies. A demain, même heure ! Commence à avoir peur… Les enfants
de la classe de Madame LAURENT ECOLE
SAINT-MICHEL-CAUDRY |
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LE LAPIN |
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Et sa famille
était ? Il y avait un bébé qui
s’appelait Coco, un grand qui s’appelait
Toto, une grande sœur qui
s’appelait Cocote et des parents lapins. Et un jour la famille
parti en vacances à la campagne. Et un matin la mère
tomba enceinte.
Et les parents réunirent
leurs enfants pour leur annoncer la bonne nouvelle. Fanny CANONNE 8ans |
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Les pouvoirs de Laura |
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Nous étions le 19
août et Laura se réveilla de bonne heure ce matin là : c'était le jour de son
anniversaire ! Elle repensa à ce
qu'il s'était passé l'année dernière quand elle découvrit qu'elle possédait
des pouvoirs magiques. Un jour, alors
qu'elle se promenait, elle sauva une personne qui était agressée par un
démon, mais elle ne put tuer ce démon. Dans son grenier,
elle découvrit un livre de sorcellerie. En le feuilletant, elle trouva une
formule et une potion qui lui permettraient de vaincre à jamais ce démon. Après avoir préparé
cette potion et noté la formule magique, elle partit à la recherche du démon.
Elle le retrouva qui attaquait une nouvelle personne. D'un geste de la main,
elle figea toutes les personnes présentes et lança la potion en disant la
formule sur le démon. Dans un nuage noir,
ce dernier explosa. Elle prononça une formule d'oubli et libéra les
innocents. En rentrant chez
elle, sa famille l'attendait pour une fête d'enfer à l'occasion de ses dix
ans. Fière de ses pouvoirs, elle était heureuse et espérait les conserver à
jamais.
Océane
10 ans – CM2 et Emmanuelle 8 ans – CE2 |
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LA CONSULTATION |
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(s'adressant
au public) Allez,
v'nez vos ossi ! pus in est d'fou, pus in RI GO LE …. Tchao! Sortie
rapide et subreptice, stoppée un instant par un élancement brutal au niveau
des reins… Paule
LEFEBVRE |
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CH’TI QUI PARLOT A T’ N’
ORELLE DES CH’ FEUX |
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Inn’ gins de m’n
intourach’, avot par amitié D’mandé dévant tertous,
ichi, de m’ présinter.
Vous convarez pourtant
que ch’ n’est point là la mot’ D’ parler d’li à des
gins qu’in n’ connot pas dassé, Leu dir’ ed’ d’u qu’in
vient et queu métier qu’in fait, Et adérez, sans doute,
vous s’rez d’avis sur’mint, Que c’ qu’in m’ demandot
là n’étot point fort malin !
De r’vénir in arrière,
franch’mint, je n’ pouvos pus. Alorsse, comm’ in marin
prêt à faire in naufrach’ Je m’ sus jech’té à
l’ieau et m’ sus mis à l’ouvrach’. Comme’ gramint d’aut’
eq’ mi, j’ sus coéffeur ed’ métier. Sur el’ tiête ed’ chés
gins tous les jours j’ dos ouvrer, Grimpé, tel in couvreux,
tout in hiaut de s’ toture J’ ravisse, si par grand
vint, vous n’ risquez point l’ tonsure !
Vos ch’feux sont plus
précieux que l’or, pour mi, mes gins ; Et quand, em’ journée
faite, j’aline d’vant mi mes doupes, J’ai bieau m’intint’ à
tout, à chaqu’ fos cha m’ la coupe. Des ch’feux, sans vous
mintir, j’os’ros mêm’ vous l’avouer De l’ racine jusqu’à l’
point’, j’in connos tous les s’crets, Et si c’ qui va vénir
vous fait drécher les ch’feux Je n’ souhait’ ichi
qu’inn’ coss’, tirer m’ n’épinq’ du
jeu. Qui seuchent noirs,
blancs ou bruns, qui grisitent ou seuch’ blonds, Je n’fait point d’
différence, mêm’ in poil ed’ roux s’ tond. Dins tout’ m’ vie, des
caveux je n’ai vu d’ tout’ les sortes Dénonchant l’ caractère
de l’ braf’ gins qui les porte. Des crignus, des
teignus, parfos mêm’ des ré…tifs,
Des ch’feux fins, secs
ou gras, trop longs pour dire d’ête courts Ou rait’ comme la
justice in baguettes ed’ tambour ! J’ai sogné d’ s’années
d’ long aux extraits d’ jus d’ plantules Les ch’feux d’un
photographe qui souffrot d’ pellicules. J’ sus su l’ point d’
treuver in remét’ efficace Pour ceusses sur qui l’
tonsure el’ s’ vot déjà par plache, Et je n’ désespère point
ed’ sauver des embuches Ceux d’in él’veux ed’
tchiens dévorés par les puches. Qu’ vous soyez d’ par
ichi, Auvergnats ou Bretons Vos caveux m’intéressent
ej’ cop’, ej’ tall’, ej’ tonds. Bin qu’j’ n’euche point
l’habil’té d’in merlan, loin s’in faut Que j’ n’étos point
témoin aux noces à Figaro J’aros voulu treuver, pour
l’occasion, inn’ chute Qui seuche à la hauteur,
mais m’ vielle muse défoutute, M’a laiché, naufragé,
lancer in « Chauve qui peut » Dins l’espoir qu’inn’
bonn’ gins m’ tire de l’ieau par les ch’feux, M’ juant l’ pus mauvais
tour, el’ pire des entourloup’ In m’ laichant quaire
tout seu, comm’ in ch’feu dins la soupe !!! Jean-Claude LAMPIN Février 2002 |
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DANSER
AVEC DES FOUS |
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Danser
avec des fous
Qui
n’y êtes pas du tout ! Penser
comme les grands sages
Au
fil des grandes pages. Aller
comme papa, Même
si tu ne veux pas Parce
qu’on t’a appris ça ! T’oublier
comme tout le monde, De
peur que l’on te gronde, Pour
entrer dans la ronde. Et
devenir banal, Et
devenir normal, Rester
dans le chenal… Rêver
d’être chevaux Qui
parcourent au galop Tous
les eldorados ! Seulement
rêver… Et
puis pour oublier, Danser ! Danser
avec des fous Qui
vous disent que c’est vous… Brigitte CAPLIEZ Bonneval (28) |
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REVES EN
BATEAU |
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J’ai des
rêves en bateau
Et qui sont
en partance, Petits
voiliers qui dansent… Tu ne peux
les saisir Aux vagues
de mes désirs. C’est en
raz-de-marée Qu’ils
viennent te secouer ! J’ai des
rêves en avance, Plus vite
qu’on le pense ! Voguez !
voguez ! petits bateaux Qui dansez
sur mes mots ! Et qu’ils
puissent te dire Ce que les
cœurs respirent… Qu’ils
viennent se coucher Au cœur de
tes pensées… Brigitte CAPLIEZ Bonneval (28) |
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DANS MA VALLEE |
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Au jardin de mon cœur il est
une chanson
Charmante pastorale ; et
revient me surprendre L’essaim des souvenirs volant
à l’unisson. Lorsque le ciel, ce grand
larmier, fait une pause,
Dans l’écrin émeraude, en un
geste inédit, Sont mille touches d’or que
l’automne dépose. Méandres du canal où mon
regard flâneur Déniche le héron, en attente
secrète. Le chemin du passé me mène à
l’échauguette, A Lesdain, où coulait la
source du bonheur…
De fouilles, de
trésors : Esnes et son fier château. J’ai tant perdu mes pas de
bourgade en hameau, Qui donc, mieux que mon cœur,
pourrait vous parler d’elle ? Charme d’un lieu paisible et
rustique beauté ; Soudain à court de mots je
m’invente une esquisse, Un dessin qui peut-être
aurait séduit Matisse. Peignait-il les couleurs de
la sérénité ? Geneviève BAILLY |
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TELLEMENT
BESOIN DE TEMPS |
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Il
faisait si beau en cette matinée Que
toutes les clefs étaient parties se promener. Nous
les aînés, nous avons tellement besoin de temps pour ne rien faire, qu’il ne
nous en reste plus pour travailler ! N’ayons
pas peur du bonheur, c’est seulement un bon moment à passer. Je
sais que la vie sans farces, c’est un voyage sans auberge car la vie est
comme une boîte de sardines, nous cherchons toujours la clef !
Aimons-nous
vivant avant que la mort nous trouve du talent ! Aime
ton prochain comme toi-même. Le
plaisir le plus délicat est de faire celui d’autrui. Alors
faisons ensemble toujours plus pour ceux qui ont le moins. Le
devoir : c’est ce qu’on exige des autres. Un
ami : c’est quelqu’un sur qui nous pouvons compter. Sur
nous ! Ce
n’est pas le bonheur de tous les hommes que je souhaite, mais le bonheur de
chacun d’eux. Ce
n’est rien d’être humble quand on sait qu’on est le meilleur. L’homme
courtois évite de poser le pied sur l’ombre de son voisin. La
plupart des pères aiment à se répéter chez leurs enfants, préparer leur
avenir avec du passé. On ne
peut donner que deux choses à ses enfants, des racines et des ailes. Un
jeune voit plus loin que le vieux mais il est monté sur les épaules du
père ! La
jeunesse sait ce qu’elle ne veut pas avant de savoir ce qu’elle veut ! Quelqu’un
que vous avez privé de tout n’est plus en votre pouvoir il est de nouveau
entièrement libre. Elles
sont bien noires mes pensées de mes nuits blanches. Je rêvais d’un être qui
eut les plus grands dons pour n’en rien faire, s’étant assuré de les avoir. Je
sais, je sais qu’on ne sait jamais. Je
sais pourtant que la femme la plus compliquée est plus près de la nature que
l’homme le plus simple. Pour beaucoup de femmes, le plus court chemin vers la
perfection, c’est la tendresse. Plus
les hommes s’éloignent de Dieu, plus ils avancent dans la religion. Dieu
dans sa colère créa la femme ! Pour l’homme la solitude était belle. Le
goût fut fait de mille dégoûts. Grâce à Eve, délicieux goût… Nous
sommes ici bas pour rire. Au paradis ça ne serait pas concevable. Ne
disons pas du mal du diable, C’est
peut-être l’homme d’affaire du bon Dieu ! Et
pourtant il faisait si beau que toutes les clefs étaient parties se promener. N’ayons
pas peur du bonheur. J’ai
tellement besoin de temps pour ne rien faire qu’il ne m’en reste plus pour
travailler. Charles
& Jean JACQUEMIN CAUDRY |
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SONNET |
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Le printemps dans tes yeux a perdu ses
couleurs, Ton visage
de pierre est blanchi de douleur, Petite ombre
fragile aux rêves de velours, Tu vis comme
on survit quand s’effondre l’amour. Tu marchais
vers le ciel en tenant par la main
Puis le vent
s’est levé, le rêve s’est brisé Quand
l’homme de ta vie s’est mis à te frapper. Toi qui
ressembles tant à ceux qui n’ont plus rien, A ceux qui
disparaissent au détour d’un silence, Douce Marie
dis-moi jusqu’où vont les souffrances, Dis-moi les
mots qui blessent je les ferai miens, Je saurai
t’écouter pour soulager ta peine, Tuteur à tes
côtés pour que ta vie reprenne. Olivier
CATIEAU |
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MATINS PSYCHOSES |
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Matin polychrome où les pixels de
tes globes oculaires Sont vite saturés par les photons
d’une étoile jaune du bras d’Orion. Matin bleuté où tu perçois pour
la première fois le ciel Par-dessus le toit de ta cuisine
de ta voiture d’enfant. Matin givré où les romarins à la
bahote font la ritournelle ; Matin rebelle où tu suis le
drapeau rutilant, pointé vers le zénith. Matin mutin où fripon tout fripé
des affres de la nuit Sort la tête du duvet,
contemplant une belle endormie. Matin… matin… matin… Soir… Fin de mission de l’entité
biologique… Matin infra-rouge où tes capteurs
thermiques détectent une géante rouge à 3
minutes-lumière… Soir… Matin rayons gamma
où…………………..etc…… HERTIA-MAY 2003 |
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MEDITERRANÉE |
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Je te regarderai des
saisons et des lunes Venir et repartir dans un
soupir ténu, Vague après vague, beauté
sublime et nue,
J’écouterai sans fin le
bruit dans la lagune Qui vient s’approprier les
silences connus, Qui vient désensabler tous
les mots détenus Dans une mémoire sans haine
et sans rancune. J’humerai sans cesse les
étranges parfums Et serai transporté de joie
jusqu’aux confins Des odes marines, des
grandes profondeurs. Je toucherai des doigts tes
embruns mystérieux Et tu m’emporteras aux
rives de ton cœur Caresser les nymphes
bleutées de tes milieux. Jean-Luc EVENS |
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POURPRE NOIRE |
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Thérèse LEROY Extrait
de « ECLATS D’ÂME » 3 et 4 février 1973
Soleil d’automne, soleil
froid, soleil glacé, soleil aveugle. Des gens sont là
rassemblés dans un nuage de poussière, Fumées de
cigarettes, brouillard laiteux, cristaux de glace figée. Brume d’automne
s’étend partout. Les arbres
pleurent : larmes de sang et d’or mêlé, Larmes moirées,
larmes changeantes. Et je sens comme
un grand vide impossible à définir, Un grand trou noir
béant dans lequel quelque chose en moi, Mon corps, mon
cœur ou mon esprit semble vouloir glisser, Tout doucement,
sans faire de bruit, Comme une larme
sur la joue d’un enfant. Thérèse
LEROY Extrait
de « ECLATS D’ÂME » 4
octobre 1973 |
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MALDONNE |
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Je voletais de fleurs
en fleurs,
Avec le zéphyr, mon
compère, Et déjà voici que je
meurs ! En son logis dame
tortue Rêve d’immense
frondaison ; En pestant, elle
s’évertue A contourner une
laitue, Son sempiternel
horizon ! A son tour l’homme se
lamente : Seigneur, en ce
triste univers La pollution nous
tourmente, La fin du siècle est
alarmante : Hélas, tout marche de
travers ! Le maître des cieux
se torture : En quel pays, voire
en quel port, Sans équivoque et
sans rature, Trouverait-on la
créature Qui soit contente de
son sort ? Et Dieu, touché par
la menace Qui pèse sur
l’humanité, Penche un peu plus sa
tête lasse : Mon fils, si tu
prenais ma place ? Propose-t-il avec
bonté. Denise
Duong |
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SANS AMOUR |
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L’amour sans amour Comme un gant retourné, Comme un animal mort, Comme une fleur brisée. L’amour sans amour A quoi bon, pourquoi pas, On en vient, on y va, On en meurt chaque fois. L’amour sans amour Que tes chambres sont
noires Dans tes pâles miroirs Et tristes tes histoires. L’amour sans amour Quelle peine est la
tienne, Quelle rose éclatée, Saigne sur ton côté. L’amour sans amour Quelle coupe bois-tu En chantant dans les rues Comme un soleil perdu. L’amour sans amour C’est un feu qu’on
renverse Sur un tapis de Perse Et du vin répandu… AUTEUR ANONYME |
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DEMAIN EST UN AUTRE
JOUR… |
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Le tout peut devenir un rien. A cause de ce Romain, Me voilà incertain. Grâce à ce Romain, Me voici libre de choisir mon chemin. Maintenant, mon destin, C’est de ne penser qu’à demain. La séparation de nos chemins, Peut-être un mal pour un bien ? La réponse ne viendra sans doute pas
demain, Mais peut-être après demain… Antony
CANONNE |
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La femme en tous lieux
apporte avec elle La douceur, la grâce et sa
touche personnelle. Elle apporte aussi
l’échange, la conversation, C’est un vrai plaisir que
sa fréquentation. Et quand son regard
interrogateur me fixe, Je me sens soudain porté,
et je deviens prolixe. La femme possède une
capacité d’écoute étonnante Sérieuse ou souriante,
elle est avant tout présente. Rien ne lui échappe des
paroles et des faits. Elle écoute, entend, juge,
trie et elle sait. Rien à voir bien sûr, avec
l’écoute masculine Où très tôt,
insidieusement l’attention décline L’œil devient vague,
l’absence cachée par un sourire Il est déjà béat, dans ce
que lui… va dire ! Mais les femmes ne sont
pas que plaisantes à regarder, Douces à entendre et
agréables à fréquenter. Elles ont d’autres atouts,
leurs petits coins secrets, Si je pouvais l’ouvrir ce
coin, comme on ouvre un coffret, Vous y verriez tant
d’amour en cet endroit caché, Caché là par pudeur, par
habitude, par dignité, Vous y verriez tant
d’amour à donner, d’amour à revendre Alors que nous Messieurs
nous ne savons que prendre !
Et là, comme un bijou
brillant de mille feux, L’amour suprême, amour
accordé par Dieu, Accordé par Dieu et
uniquement pour elles ! L’amour irraisonné, géant,
l’amour maternel. Oui, Dieu doit bien les
aimer les femmes Pour avoir ainsi doté et
enrichi leurs âmes, Et quelle lourde
responsabilité il nous donne D’avoir à les chérir,
nous, pauvres hommes. Pierre Rouxel Septembre
2003 . |
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LE LION ET L’ARAIGNÉE Qui périt pour la moindre
affaire ? Ce fut le moucheron Qui, vainqueur du lion Fut pris dans une
moustiquaire : Une moustiquaire naturelle, Chef-d’œuvre d’art et de patience Qu’apprit l’architecte du
ciel
Le roi des sables
stupéfait, Devant un piège si bien
fait, Fut rempli de
reconnaissance, Et puis d’envie ; et
l’exigence Dedans son cœur insatisfait Se fit jour. Il dit à
l’aragne : -« Si tu veux être ma
compagne Je t’honorerai, Te protègerai, Et t’enrichirai. Il suffit qu’avec moi tu
viennes
Adroitement que tu
retiennes Mes ennemis dans tes
filets. » Ainsi fut fait : notre
araignée Tissait une toile soignée, Barrant la route aux plus
hardis ; Plus d’un s’empêtra, s’y
perdit. Mais le temps, le temps
inexorable Aux misérables Comme aux puissants, Le temps Vint à passer dans la
demeure Où régnait cet accord
touchant ; Le temps qui veut que l’on
meure, Qu’on soit brave homme ou
méchant ; Le temps qui vieillit, qui
rompt la destinée, Toucha de sa main
décharnée, Toucha le front royal, le
fit déraisonner : -« Combien, dit-il,
m’a-t-on donné Pour qu’entre ces murs je
sois condamné A végéter sans cesse ? Partout devant moi se
dresse Un obstacle, un guet-apens, Et même devant mon siège Je vois un piège Qui me tient en
suspens ! Ah ! Combien je me repens D’avoir permis que rentre Dans mon antre Ce fléau de ma
liberté ! » Croyez à la reconnaissance, Croyez à la fidélité, Croyez à la condescendance Des puissants… vous serez bien traités ! Yann VILLIERS |
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LA
SOUCOUPE VOLANTE |
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MARGUERITE EST NÉE À WISSANT SUR UN PARKING |
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GRASJACQS de CAUDRY |
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LA NOUVELLE |
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Etymologie :
« noveler » raconter La nouvelle est
relativement brève. Elle relate une tranche de vie ; un moment
particulier, une atmosphère, c’est avant tout un récit concentré (ex :
une crise, une courte aventure). L’accent est mis plus sur la manière de
raconter que sur l’histoire en elle-même. La chute, l’effet qu’elle
doit produire sur le lecteur commande cette manière de raconter : il
s’agit de préparer l’arrivée de cette chute. La nouvelle est
fiction mais vraisemblable. Initialement : elle était ancrée dans l’histoire.
Elle cherche à donner une impression de réalité. Le récit se présente comme
objectif, comme un témoignage. La nouvelle part du
réel et peut par dérapage, passer dans l’irréel. Fonctionne avec des
conventions : hasard, coïncidences. Souci de crédibilité. Elle développe un ou plusieurs registres
(pathétique, comique, fantastique…) |
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PALMARES |
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FÉLICITATIONS À NOS POETES RECOMPENSÉS ! Mme
Paule LEFEBVRE en MARS 2004 Le
Prix de la Nouvelle pour LE CHOUCHOU Par
les Ménestrels de France et Le
Prix de la Nouvelle pour LA PRESIDENCE Par
les Editions SEKHMET Monsieur Yvon OLIVIER en OCTOBRE 2003 Le
Prix de la Nouvelle pour L’ENFANT TROUVE Par
la Renaissance Française et Le
Prix de la Nouvelle pour LE POISSONNIER Par
le FLAC de Feignies Monsieur Jean-François SAUTIERE en AVRIL 2004 Le 1er
prix Section Classique Du
concours de poésies de TROYES Monsieur
Daniel CARLIER en AVRIL 2004 Le 3ème
prix Section Classique Du
concours de poésies de TROYES |
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VOL DE NUIT |
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Jean-François
SAUTIERE |